Confiture de figues aux quatre épices


BONJOUR! Oui, ça faisait un petit moment que j'avais rien posté ici. Parce que la flemme, parce que les vacances, parce que pas l'inspiration. 
Et puis surtout, parce que Sandrine, de la Pinardothek, m'a donné bien du travail. T'en sauras plus ici et bientôt. 

Bon sinon, pour bien boucler la rentrée, j'ai passé mon week end à mettre l'été en pot. On commence aujourd'hui avec la confiture et autant te dire qu'elle est TELLEMENT bonne que je suis dégoutée d'avoir fait qu'un pot (et je vais en refaire ce week-end). 

Le quatre épices, c'est ce qu'on met en général dans le pain d'épices, et tu trouves le mélange tout prêt au supermarché. C'était l'inspiration du dernier moment, puisque j'étais partie pour faire "juste" de la confiture de figue. Et je regrette pas du tout d'avoir tenté, ça se marie parfaitement bien et surtout je me dis que ça sera une tuerie sur le foie gras cet hiver. Et en attendant, c'est parfait sur mes tartines du matin aussi. 

Sinon je sais que parfois la confiture ça fait "peur" parce qu'on a l'impression qu'il faut du matériel spécial, ou que ça prend des heures à faire. Alors que pas du tout. J'ai pas de bassine à confiture en cuivre, j'utilise pas mon thermomètre de cuisson, je fais tout à l’œil et elles sont très bonnes. BIM.  

Pour 1 pot de confiture:

- 500g de figues
- 220g de sucre en poudre (normal, ne t'embêtes pas avec du confisuc, ça sert à rien)
- 1/2 jus de citron
- 1 cuillère à café de quatre épices

On commence par découper les figues en morceaux. Moi j'ai laissé les figues en quartiers parce que ça ne me dérange pas d'avoir des morceaux. Si tu veux pas de morceaux, ben tu découpes plus petit. 


Dans un saladier, on verse le sucre sur les figues, puis le citron et les épices et on mélange bien bien. Là, tu n'as plus qu'à oublier ta préparation et à la reprendre quand t'auras le temps. Genre moi je l'ai laissée bien 4h mariner comme ça. Au bout de 2h en général, c'est déjà bien. 


On passe à la cuisson. Je la réalise, pour ma part, dans une casserole tout à fait normale, et je commence à feu fort pour donner un coup de bouillon. Après je baisse un peu pour que le mélange reste frémissant et là on compte une vingtaine de minutes en remuant régulièrement. 


ATTASSION: si tu cuis trop, tu feras une confiture-béton. Si tu cuis pas assez, ça va rester liquide. 

Pour savoir quand la confiture est prête c'est simple: moi je dépose une goutte de confiture sur la paroi d'un verre. Si ça coule direct au fond => c'est pas prêt. Si ça coule un peu mais se "gélifie" => c'est prêt. 


Voilà. T'as plus qu'à foutre ça en pot et à garder au frigo, jusqu'au foie gras.


I'm dreaming of a white pizza


Retour à la normale sur le blog, vous pouvez donc cesser de me lire.

J'ai été prise d'une irrésistible envie de pizza après ma journée de lundi qui fut quelque peu mouvementée (mais vous m'avez tous bien fait rire et d'ailleurs merci pour vos nombreux commentaires, sur twitter et facebook c'était vraiment chouette).

Évidemment, j'avais totalement la flemme de faire ma pâte à pizza en rentrant du taff et j'ai donc utilisé une pâte toute prête. Même si c'est VACHEMENT moins bon, le rapport emmerdement/rapidité/goût est correct. Si toi t'as le temps et l'énergie, tu trouveras ici une recette de pâte à pizza, et là une recette de pâte-pretzel qui est très très cool.

Pour le reste, c'est un peu une non-recette (le retour aux vraies valeurs des recettes de la flemme <3) et les proportions indiquées ne sont que des suggestions. Si tu veux te la jouer marmiton et me coller des oignons, de la tomate et un steak sur ta pizza tu peux aussi. Mais elle sera pas trop white, c'est tout. 

Pour 1 pizza (je ne saurais dire combien de personne, j'ai baffré la moitié en moins de deux): 

- 1 pâte à pizza
- 2 petites courgettes
- 3 grosses cuillères à soupe de ricotta
- 3 cuillères à café de pesto
- 10 mini boules de mozza
-poivre, huile d'olive

On commence par préchauffer le four à 180°. Pendant ce temps, on découpe les courgettes en fines tranches. Moi je triche, j'ai un robot pour ça. Tu peux aussi le faire à la mandoline mais moi j'ai toujours peur d'y perdre un doigt. Reste la solution du couteau, en faisant gaffe à faire des tranches FINES.


Il faut ensuite tartiner ta pâte à pizza de ricotta et y déposer les tranches de courgettes à peu près joliment, ou pas. Le reste c'est pareil. Moi j'ai fait des petits tas de pesto et parsemé les boules de mozza telles quelles, mais on va dire que c'est une "suggestion de présentation", tu fais comme tu veux.


Du poivre (pas de sel pour moi, je trouvais pas ça nécessaire), un filet d'huile d'olive et hop, au four pour 20min.


J'avais peur que le résultat manque de goût parce que la courgette c'est pas trop funky et je suis plus team camembert-roquefort que ricotta-mozza mais franchement c'était PARFAIT.


Les courgettes restent un peu crues donc ça fait crounch crounch, le pesto vient relever le tout, et puis au final, ça fait plein de fromage. VALIDAY. 





[Aparté] C'est pas facile, facile, d'être blogueuse mode.


Non seulement, j'ai franchement ralenti le rythme des publications ici (la faute à la canicule ou à la flemme) mais EN PLUS, quand je publie, je viens même pas parler de bouffe. 
Je sais bien que j'abuse. 

Je vais te parler de mon séjour (oui bon, ma nuit) dans un hôtel de riches parisiens donc je suppose que ça va intéresser environ PERSONNE. 

Mais je me suis retenue de râler sur le coup, consciente de ma chance de vivre 24h de bonheur climatisé pendant que vous creviez de chaleur, alors je me sens un peu frustrée... FALLAIT QUE JE VOUS RACONTE.
Je vous plante le décor: pour l'anniversaire d'un ami, on avait décidé avec une copine (t'as vu j'ai plein d'amis, au moins deux), de réserver une chambre dans un hôtel de luxe histoire de se faire kiffer une soirée.

On a donc écumé tous les sites d'hôtels parisiens (putain qu'est ce que c'est cher), on se dit que tant qu'à se ruiner, autant aller au Molitor: y'a une piscine. 

Cette photo n'est pas de moi, tu te doutes. Et désolée pour la qualité des quelques photos à suivre, je pensais pas en faire un article.

La chambre, pour 3, c'est un peu moins de 500€. Mais bon, on a accès à la piscine et au SPA (enfin aux trucs gratuits du spa pense pas qu'on se fait masser gratos non plus). Allez banco on y va. 

Nous on était dans cet état d'esprit, environ: 

Le jour J, on arrive au Molitor, excités comme jamais. L'accueil est moyen sympa mais bon franchement on s'en fout, tout l'hôtel est climatisé à 23° alors qu'il fait 37 dehors, la piscine est magnifique et la chambre est chouette. 


Genre vraiment chouette: vue sur la piscine, avec un balcon ah non wait on peut qu'entrouvrir la fenêtre, mon dieu je vais pas pouvoir fumer je suis à deux doigts de la crise d'angoisse, une baignoire ET une douche et même des chiottes séparées. Pour le prix, t'as même 25cl d'eau gratos dis donc, le luxe.


J'étais même assortie à la chambre, c'était quasi parfait. Je me voyais déjà, remplaçant Betty, gagnant 500K par an et écumant les palaces du monde entier.


Première aventure: le rooftop. Qu'on découvre une fois sur place. Et là on se dit qu'on est vraiment des ploucs. Parce qu'à en juger par le nombre de pouffiasses au m2, tout Paris était au courant de l'existence de ce rooftop. 


Genre les gens ressemblaient à ça : 

Alors que nous on était là: 

Direction immédiate vers le bar parce qu'on bon, on est pas là pour être sobres. Accueil toujours aussi dégueulasse... Et les cocktails aussi. Enfin non. Pas dégueu. Juste y'avait quasi pas d'alcool dans mon mojito-framboises à 15 boules, ça fait chier. J'étais pas venue pour manger des fruits. 

Mais bon, on se laisse pas démonter et on demande à l'hôtesse si elle peut nous réserver une table au restau de l'hôtel pour 21h45... "hum pas sûr c'est complet". Ah. Donc t'as beau être client de l'hôtel, c'est pas pour autant que t'as le droit d'y manger. 

Au final, on a notre réservation, on descend à l'heure dite comme de bons petits soldats et on trouve un resto quasi vide. Légère impression de foutage de gueule mais bon, bonne humeur on vous dit. 

Et là bonheur et émerveillement à la lecture de la carte: tout à l'air magnifique, on met 3h à choisir tellement on veut tout prendre. 
(là attention, je vais me rapprocher de la ligne édito du blog et parler vite fait de bouffe)

Comme c'est un resto chic, on t'apporte un mini amuse bouche dans une mini assiette avec une mini cuillère avant ton repas. Le serveur se barre avant de nous dire ce que c'est, mais réalise quand même son erreur et viens nous dire qu'en gros c'est une sorte de nougat (?!). 

Je demande si à tout hasard, y'aurait pas des noix dedans parce que j'y suis allergique. "Ouais y'a des fruits à coques je crois". 
The end. 
Le mec se barre, me laissant sous le nez une mini-boule de nougat-cryptonite et me laisse condamnée à regarder mes amis manger sans pouvoir rien toucher. 

Là, je suis un peu dégoûtée je te le cache pas. Alors quand le serveur repasse par la table je lui dis que ça aurait été cool de me proposer autre chose ou, du moins, de m'enlever l'assiette susceptible de m'envoyer direct aux urgences. 

"Non mais le chef est caractériel et puis moi j'ai pas le temps". 

......


Voilà. Je vous ai dit que l'hôtel était 5 étoiles ? Que le dîner nous avait coûté 200€ ?  Mais le pire, c'est que c'est pas fini. 


Je lui dis que j'en ai rien à foutre que son chef soit caractériel et que juste, c'est pas cool. Il fini donc par me rapporter un amuse bouche à base de 3 petits pois dans lequel il a sans doute craché. MERSI BIENG. 


 Moi, trop heureuse avec mes petits pois.

Les entrées se passent correctement, moi jsuis plutôt contente de mon oeuf parfait, ma pote plutôt déçue de ses asperges mais bon c'est plutôt correct. 

Le plat arrive et là... C'est encore le drame. Ma copine a pris des crevettes. A une trentaine d'euros le plat, tu t'attends à avoir de quoi manger quand même. Eh ben non, au Molitor, c'est 10€ la crevette donc si tu calcules bien elle a eu trois crevettes. T.R.O.I.S. 

A croire qu'ils aiment bien foutre les trucs par trois parce que moi, avec mon burger, j'ai eu TROIS frites aussi. Le lol. 


Ah ouais et puis le burger c'est pas vraiment un burger ENTIER, faut pas croire non plus. T'as un steak plus sec que les steak aux oignons picard, et un DEMI bun avec du concentré de tomate dessus. Donc c'était plutôt une tartine de viande, en fait. 36 balles je crois. 


Au cours du repas, on a eu l’indélicatesse de demander au serveur des glaçons pour mettre dans le seau à glace (quelle idée) pour rafraichir la bouteille de minuty chaude (55€) qu'il nous avait apporté. Il était pas content de cette demande extravagante donc il a littéralement jeté la bouteille dans le nouveau seau (frais cette fois) et s'est barré. 5 étoiles. 

Le calvaire s'achève, on ne commande pas de dessert et on attend, debout à côté du bar, qu'on nous donne l'addition. On attend. On attend. Il sont genre 5 autour de la caisse, la salle est vide mais nous, on attend. Et rien. 
 Alors on se barre: on est clients de l'hôtel, ils nous retrouveront.


Ah ben oui,  ils ont couru jusqu'à l'ascenseur pour nous rattraper comme des malfrats. On leur explique alors notre déception quant au dîner et le manager, sans s'excuser, nous explique qu'il fera "remonter l'information". Au pape, sans doute, on est très flattés. 

On va se coucher, on retrouve notre chambre fraiche, et j'avais planqué une bouteille de champ dans mon sac: rien ne peut entamer notre bonne humeur. Comme des petits resquilleurs, on boit notre champagne importé de l'extérieur sous la clim et on se couche, heureux quand même parce qu'on est un peu bourrés. 



Le lendemain, HORS DE QUESTION de pas se prendre le petit dèj en chambre. De toute façon au point où on en est niveau prix, on a plus de limite. 28€ le continental, 30€ l'americain ou le molitor bon allez banco, rajoutons 90€ sur la note. 


Franchement le petit dej était super cool, copieux, bon. A part que la crêpe au chocolat est une crêpe au nutella, on était CONTANG. Surtout que de toute façon à Paris, le brunch c'est 25€ alors payer 30€ pour le bouffer en pyjama je dis banco. 

On a encore le droit de rester à l'hôtel jusqu'à midi alors tu penses qu'on est debout depuis 6h (des ploucs, je te dis) et qu'on compte bien faire TOUT ce qui est gratuit. 

Bon, en vrai y'a rien de gratuit à part la piscine et le sauna ou hammam je sais plus. Moi et mon pote on file à la piscine, ma copine va au hammam (ou sauna, j'en sais rien, j'aime pas ça et j'ai jamais compris la différence).

La piscine est SUPER CHOUETTE. Elle est grande, c'est calme, y'a un bassin intérieur et extérieur franchement c'est cool on est contents, on envoie des photos à tous nos potes genre HAHAH T ES DEGOUTE HEIN MOI JE KIFFE.

On était environ comme ça: 


Ou peut être plus comme ça je sais pas: 


Sache que si tu fais caca de l'argent, tu peux, sans passer par l'hôtel, y passer la journée pour la modique somme de 180€. Par personne.

Moi, si on me demande si c'est onéreux je dirais oui c'est onéreux. 

 Si tu ne comprends pas la référence, tu peux te refaire tout le sketch.

Et la dame à côté de moi en a fait les frais. Elle avait projeté de passer la journée à la piscine avec son mari, sa fille et sa mère (quelle idée), ce qui fait environ 3 millions d'euros quoi. Toute contente, elle débarque à la piscine... Pour réaliser qu'une journée piscine à 180€, ça donne pas droit à un transat. Elle se retrouve donc le cul rôti sur une chaise en métal, en plein cagnard, et surtout au bord du divorce vu qu'apparemment c'est la faute de son mari (?!). 

Bref, fais gaffe que même si tu comptes péter ton PEL pour aller à la piscine, t'auras pas forcément de quoi te faire bronzer comme un connard, c'est bon à savoir. 

Dernière mésaventure du jour: ma copine et son aventure du hammam.

Elle est partie toute heureuse, s'imaginant déjà telle valoche dans son jacuz à kiffer la vie:

 
 Autant te dire qu'elle m'a même pas raconté la gueule du SPA (qui doit sans doute être bien vu que c'est clarins) tellement elle était en stress. 

A l'entrée du hammam, t'as un petit crochet pour accrocher ton peignoir. Ce qu'elle fait. Et puis elle laisse dans son peignoir les trucs qui vont pas au hammam. Genre sa montre et son portable. Tu le vois venir ? 
Et ben ouais, quand elle en sort, plus rien, nada. Hystérique, elle retourne tout le SPA pour savoir ce qui s'est passé et il s'avère que les femmes de ménage embarquent systématiquement tout ce qu'elles trouvent. Donc le peignoir, l'iphone et la montre étaient partis dans le linge sale. Ils auraient été heureux au pressing dis donc. 

ça te permettra de découvrir le clip -moche- mais ouais putain 
BITCH BETTER HAVE MY MONEY.

Tout est bien qui finit bieng puisqu'elle retrouve ses affaires. Mais toujours pas d'excuse, de personne, et ma pote nous revient à la piscine avec dix ans d'espérance de vie en moins. 

Arrive l'heure du check out. "Bonjour, ça fait 800 boules, vous êtes satisfaits de votre séjour ?"... Bah NON PAS TROP NON.

On se sentait un peu comme @milei_k, 
à avoir tiré toutes les boules noires dans le grand Motus de la vie.

La dame du check out appelle on ne sait qui, une responsable sans doute, qui vient nous dire "cer koi le pb?". Visiblement elle était au courant de nos mésaventures, mais fallait quand même tout réexpliquer. Donc on réexplique. On a de vagues excuses, on échange nos cartes, elle dit qu'elle reviendra vers nous pour voir ce qu'elle peut faire. Et ciao, bye, barrez-vous d'ici les ploucs vous nuisez à l'image de l'hôtel. 

On retourne donc au check out, la dame rappelle la responsable et on entend "alors on fait quoi? - Rien". Donc on paye, tout. Parce qu'on est vraiment des gros cons. 

Du coup... ben je suis UN PETIT PEU DÉÇUE DIS DONC. Alors oui, j'ai vécu l'aventure des blogueuses mode pendant 24h et c'était bien chouette. Mais contrairement à la BM, j'ai payé de ma poche. 


Franchement, j'y retournerai plus jamais. Ni au rooftop, ni au resto, ni à la piscine, et encore moins à l'hôtel. Et c'est vraiment dommage parce que moi ce que je voulais, c'était rendre le monde entier jaloux de mes 24h de luxe décomplexé. Au final, j'ai l'impression qu'on nous a bien pris pour des cons. Mais dans un joli cadre. 

Bref, la prochaine fois, j'irais à l'aquaboulevard.



On va faire comme si c'était l'été: les tartelettes amandines pistache-abricot


Suite à mon marathon-bouffe de dimanche vous m'avez demandé en premier la recette des tartelettes. Je m'exécute donc, vous connaissez mon sens du service.

Les deux trucs à savoir faire pour cette recette c'est la pâte sablée et la pâte amandine (ou même la pâte de pistache si t'es à fond).

Non parce que ne va pas me faire ma jolie tartelette avec une pâte industrielle toute prête c'est dégueulasse et puis c'est moche. La pâte sablée, c'est facile à faire, il faut juste la laisser au frais LONGTEMPS (genre une nuit) pour avoir plus de facilité à l'étaler et qu'elle ne se rétracte pas à la cuisson. Mais si t'as la flemme et que tu t'en fous de l'esthétique de ta tarte, tu peux aussi te servir de ta pâte tout de suite.

La pâte amandine c'est comme la pâte à l'intérieur des galettes des rois, la crème pâtissière en moins. La version light quoi. Là, je l'ai aromatisée avec de la pâte de pistache, dont j'ai déjà donné la recette sur le blog, mais que tu peux aussi acheter. Tu peux aussi faire une tartelette amandine à l'abricot et zapper la pistache.

Pour 6 tartelettes:

On commence par la pâte sablée:

- 180g de farine
- 70g de beurre
- 2g de sel
- 2g de levure chimique
- 70g de sucre glace
- 50g d'oeuf (en général 1 gros oeuf, quoi)


La pâte sablée, c'est la plus simple à faire: on SABLE (forcément) la farine, le beurre, le sel et la levure. Sabler, c'est mélanger avec les doigts, un peu comme si t'allais faire un crumble. Tu ajoutes ensuite le sucre et les oeufs. Quand ta pâte est homogène, tu mets au frigo, une nuit c'est bien. Même, tu peux la faire en avance et la conserver 4 à 5 jours.

On passe ensuite à la crème d'amande:

- 75g de beurre mou
- 75g de sucre
- 90g de poudre d'amande
- 90g d'oeuf
- 1 cuillère à café de pâte de pistache


On commence par écraser le beurre à la fourchette avec la poudre d'amande jusqu'à obtenir une texture bien pommade, on ajoute ensuite le reste des ingrédients et on insiste pas plus que ça.

Reste plus qu'à assembler le tout et à ajouter les abricots ( 1/2 par tartelette donc si tu comptes bien ça fait 3) et quelques pistaches pour la déco.


On ressort donc la pâte du frigo et on l'étale finement genre 3 ou 4mm. Tu les mets dans tes fonds de tartes beurrés et tu verses par dessus (ou tu fais ça proprement à la poche à douille) ta crème d'amande. Attenzion: pas besoin d'en mettre 3 tonnes, ça gonfle à la cuisson. Donc tu remplis ton fond de tartelette à moitié ça suffit bien.

Tu disposes ensuite tes abricots coupés en petits morceaux et un peu de pistaches en morceaux. Et hop, au four à 180° pour 15 à 20 minutes. FINITO.







La plus belle brioche du monde (environ)


Si vous me suivez sur twitter, vous avez pu assister à mes nombreux échecs de brioches. TOUT. LE. TEMPS. D'ailleurs, j'avais pas du tout la confiance en démarrant celle là. Tu noteras qu'il n'y a quasi pas de photo de la préparation tellement j'étais sûre de foirer, encore une fois.

Jusqu'à ce qu'Esme me file sa recette, que j'ai suivi à la lettre, et que je te donne ici et que je réussisse la plus belle brioche de ma vie (ça c'était assez facile) mais un peu du monde aussi (j'en suis super fière).

Après réflexion et avoir harcelé tous les gens qui réussissent leurs brioches, j'en suis arrivée à la conclusion que mon problème venait de la levure (vu que ça pouvait pas être seulement ma faute).

J'utilisais de la levure sèche de boulanger. C'est plus pratique, ça se garde hyper longtemps, alors que la levure fraîche tu peux la garder une semaine maximum, et au frigo. En plus on en trouve pas partout et c'est bien plus cher (bon 60ct le cube de 42g chez naturalia, c'est pas si pire).

Mais le gros problème de la levure sèche, c'est la quantité. Généralement, on te dit qu'il en faut 3 ou 4g et t'es un peu dans la merde parce que t'as pas une balance de compet alors tu fais de l'à-peu-presque et c'est là que tu rates (ou alors je suis juste nulle ?).

BREF, peut être que c'est la recette magique d'Esme, peut être que c'était l'alignement des astres, peut être que c'était la levure fraiche mais en tout cas, la brioche était trop bonne.

Voilà donc la recette - que je retranscris mot pour mot, d'Esme:

(Ah oui, et pour le coup, j'ai fait la recette au robot. Mais tu peux la faire à la main, si t'as du temps devant toi).

Pour une brioche:

- 80g de sucre
- 10g de sel
- 500g de farine T45 non fluide (ne cherche pas de la "T45 non fluide". Cherche juste de la T45 toute conne ou y'a pas écrit FLUIDE GARANTIE SANS GRUMEAU dessus)
- 2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
- 2 oeufs
- 1 cuillère à soupe de rhum et de fleur d'oranger (facultatif, moi j'ai mis 1 càs de fleur d'oranger seulement)
- 125ml de lait à température ambiante
- 20g de levure fraîche
- 75g de beurre fondu froid (oui tu fais fondre au micro-ondes puis tu remets au frigo un peu)

+ un peu de beurre pour le moule + 1 oeuf pour la dorure

Tous les ingrédients sont à mettre au fond de la cuve du robot, équipé du crochet, dans l'ordre de l'énoncé.
Tu fais tourner le robot, moi j'ai laissé sur une vitesse moyenne, jusqu'à ce qu'une boule se forme autour du crochet. Quand tu peux l'attraper (la boule, pas le robot, sinon ça n'a pas de sens) à une main, la soulever sans qu'elle ne craque: c'est bon.


Tu la places ensuite dans un saladier et tu filmes au contact pour la laisser pousser environ 2h30 au chaud (sur un radiateur, ou dans ma salle de bain si tu veux, j'ai de la place).

Quand la pâte a bien poussé, tu la déposes sur ton plan de travail pré-fariné et du "dégazes", c'est à dire tu fais sortir l'air en trop en aplatissant la pâte. J'ai ensuite divisé en 3 patons et j'en ai fait des longs boudins pour les tresser.

Tu prends ensuite un moule à cake, que tu beurres, et tu mets ta tresse dedans et tu la dores une première fois à l'oeuf entier. Là, la gentille Esme me dit "tu remets à pousser jusqu'à ce qu'elle sorte du moule" et je me suis dit VOILA C EST LA QUE JE VAIS TOUT RATER JAMAIS CA VA SORTIR DU MOULE ELLE EST FOLLE.

Du coup j'ai attendu, attendu (elle est jamais venue zaï, zaï, zaï, zaï) et putain ça a poussé, c'est sorti du moule, c'était le plus beau moment de ma vie.


Reste plus qu'à dorer une deuxième fois à l'oeuf entier battu et à enfourner à 175° jusqu'à ce que ça soit cuit. Esme m'a dit 30 minutes, dans mon four c'était plutôt 40 minutes.

Après, tu pourras te vanter pendant 10000 ans que tu fais les plus belles brioches du monde.



Un grand MERCI à Esme pour sa super recette <3 Et si jamais tu es à Bordeaux, et que ça te gonfle de faire tes brioches toi même, t'as qu'à aller acheter les siennes au 46 rue notre dame.


C EST BEAUCOUP TROP BEAU.


Et sinon, toi aussi t'as une recette maudite que tu loupes à chaque fois ou j'ai juste pas de chance ?

De la burrata, de la Pizza, du bonheur dans ta bouche.


Breaking news: j'aime pas trop la pizza.


(J'aime pas trop la glace non plus).

En fait j'aime pas la pizza américaine avec de la pâte bien épaisse et sans goût (sauf si t'y mets une saucisse, je devrais vivre au UK), j'aime pas trop le gruyère râpé cheapos qu'on trouve en quantité sur toutes les pizzas - pareil pour le fake parmesan-, bref j'y vois pas l'immense bonheur que vous semblez tous ressentir en vous baffrant de pizza.

En revanche, j'ai une vraie passion pour la burrata, et j'avais besoin d'un nouveau support pour la manger. Pizza it is.

Pour les derniers à ne pas savoir ce qu'est une burrata, c'est un peu comme une mozza mais en 1000 fois meilleur, puisque c'est une poche de mozzarella remplie de crème. Evidemment, comme pour la mozza, on la choisit au lait de bufflonne sinon c'est nul.



Ah et sinon pour la recette de la pâte à pizza, quelqu'un me l'a recommandée sur twitter, mais je ne sais plus qui. Et évidemment, j'ai imprimé la recette, mais je n'ai pas gardé le nom du site. Donc si c'est la tienne, n'hésite pas à te faire connaitre, histoire que je rajoute le lien (et que je te dise merci parce qu'elle est parfaite). Si personne ne se manifeste je décréterai que j'ai totalement créé cette recette.


Pour 4 pizza individuelles:

- 400g de farine
- 220g d'eau tiède ou à température ambiante (si tu as un thermomètre, elle doit être à moins de 37°, si tu n'en as pas, tu ne dois pas avoir l'impression qu'elle est chaude en mettant le doigt dedans)
- 10g de levure de boulanger fraiche
- 8g de sel fin (ou deux cuillères à café)
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive

Pour la garniture, j'ai compté 1/2 burrata par personne. Pour le reste, c'est un peu toi qui décide. Moi j'ai mis un fond de pesto, de la roquette, du jambon speck, un peu de tomates, des champignons de paris et évidemment, un peu de basilic.

On commence donc par la pâte à pizza en préparant le levain: On mélange la levure émiettée avec 100g d'eau tiède et 50g de farine. On laisse fermenter dans un endroit chaud, au dessus d'un radiateur (ou dans ta salle de bain, comme moi) jusqu'à ce que des bulles se forment. J'ai pas fait gaffe mais je dirais une vingtaine de minutes.


Dans un saladier on mélange le reste de la farine avec le sel et l'huile d'olive, puis la levure fermentée et enfin, le reste d'eau.

On pétrit à la main, longuement et on forme une grosse boule pour une grande pizza ou 4 petites pour des pizza individuelles. On les redépose dans des saladiers et on couvre de film plastique au contact pour pas que ça croûte.


Là, faut laisser lever AU MOINS 6h, genre 8h c'est beaucoup mieux. Donc oui tu fais ta pâte à pizza le matin pour le soir, en gros. Il faut que la pâte ait triplé de volume, au final.


Quand elle a bien levé, on préchauffe le four à 250° et on forme les disques. A la main, pas au rouleau, en la tapotant et en gardant un "rebord". Tu peux aussi aller sur youtube regarder les tutos de pizzaïolos, mais tu vas perdre confiance.


On laisse repose 5 minutes avant de garnir, car la pâte se rétracte un peu.


Tu peux enfin y coller tous les ingrédients que tu veux. Je précise tout de même, au cas où, que la burrata tu la mets APRES cuisson hein.


Compte 10-15 minutes et c'est prêt.